Il est des réseaux dont on ne fini jamai l'exploration. Le réseau de l'Ouysse en fait partie.
Il s'agit donc de continuer l'exploration au déla du siphon 2 de la rivière vieussens, franchis tous 2 en première par Emeric Baucheron, il y a prêt de 20 ans.
Le camp de base est une auberge espagnole installé à trassac, près de Marcilhac sur célé, chez les Sirieys.
C'est la fiesta permanente, ou l'on parle jusqu'à tard dans la nuits des expé lotoises.
Initialement, l'explo est prévu le Mardi 12 vers 10h du matin avec un retour pour le Mercredi vers 14h. Les plongeurs partent pour rester une vingtaine d'heures post siphon.
Les bulletins météo du week-end nous incitent à devancer l'explo d'une journée.
Les pertes de thémines faisant l'objet d'un classement relatif à la protection des monuments naturels, Thomas Delpech s'est occuper de faire la demande au près des services préfectoraux qui on
répondu favorablement à la demande.
Article 2
L'accès au réseau souterrain de l'Ouysse est interdit par les entrées naturelles situées au niveau des pertes, sauf autorisation spéciale du Préfet du Lot. Cette
interdiction sera portée à la connaissance du public.
Article 3
L'accès au réseau souterrain de l'Ouysse par l'entrée artificielle effectuée au niveau du Lac Blanc est règlementé. Une porte sera placée à son entrée et les clefs
déposées à la mirie de THEMINES.
Le Dimanche sera consacré aux préparatifs et derniers réglages, ainsi qu'au réquisitionnement de tous les porteurs disponibles.
L'objectif étant de faire plonger 3 plongeurs, le matériel est conséquent et c'est pas moins de 14 kits qui doivent être acheminés devant le siphon terminal de la rivière Vieussens.
Malgré les apparences, cette expédition ambitieuse s'annonce comme particulièrement engagée pour les spéléos plongeurs, qui vont s'engager dans des siphons retords et d'une visibilité quasi
nulle.
Le jour J est arrivé, Thomas va récupérer la clef à la mairie. La préfecture n'a pas envoyé les documents attestant de l'autorisation. Une série de tractation avec la préfecture, nous permet de
recevoir par fax le précieux sésame, et nous voilà en possession des fameuses clefs.
La fameuse équipe de pointe, est tout à fait singulière mais néanmoins efficace.
Thomas Delpech est comme qui dirait......un plongeur en pleine bourre.
Un tempérament à toutes épreuves, et une pratique maximale font de lui
un spéléo plongeur de tout premier ordre.
Son humour permanent peut paraître déconcertant aux abords des siphons
merdiques.
Emeric Baucherons, plongeur malgré lui. La spéléo à fait de lui
un plongeur.....peu conventionnel mais plongeur quand même. Son
audace lui a permis de belle première dans les réseaux prestigieux
du Lot.
A Padirac, lors d'une explo en pirate aujourd'hui prescrite, il franchi
le siphon terminal, devançant ainsi Francis Leguen de quelques
jours.
A thémines, lui le novice et avec un matériels périmé, il franchit le siphon terminal ayant arrêté
les cadors de l'époque...etc.....
Sa dernière plongé date de l'année dernière.
Laurent Sirieys, spéléo plongeur dilettante, au moral d'acier, complément
essentiel d'eymeric. Ces grandes qualités humaines ont permis de
rassembler une équipe hétéroclite dont l'objectif principal est de passer
du bon temps.
Cet objectif est manifestement atteint.
Pour porter tout le merdier aux fond de thémines, il faut du monde.....mais pas n'importe qui.










N Boscus, E Cabrit, JL Couderc, S Jay, D Jougounoux, M Verlhac, P Ferchaud, C Ponsonaille, L Sauterel, P Térondel,
T Sirieys.
Ce lundi 11 juillet nous rentrons sous terre par l'accès du lac Blanc qui soit dit en passant, au dire des premiers explorateurs, à bien perdu de sa blancheur initiale. De toute évidence, se
servir de cet accès est une erreur.













Les voilà parti, pour l'aventure...... Une sacrée aventure.
RDV dans 24 heures.
Sous le causse de thémines, serpente une rivière....une rivière magnifique, une rivière mythique. Les sourciers là trouve à tels ou tels endroit, chacun l'imagine à sa façon au déla du siphon.
Sous le causse de thémine, les galeries vierges apparaissent aux 3 plongeurs qui ont osés..
La terre promise.
Entre le siphon 4 et le siphon 5 les galeries millénaires s'ouvrent aux explorateurs.


Avant le Siphon 6 C'est pas mal non plus.


A y être, autant aller jeter un coup d'oeil entre le Siphon 6 et le siphon 7.
Coincé sous un bloc, Laurent retrouve le bidon étanche,
perdu par Emeric, il y a 20 ans lors d'une plongée épique
dans le S2. Il a parcouru près de 1 kilomètre.
Dedans il y a, clopes, bouffe, carnet topo et les
2 suuntos de Jean Lafaurie....Un grand moment.
Il y a 20 ans "Eymeric part pour plonger le S2, qu'il à déjà
franchi l'année d'avant. Les crues ont bougés le fil d'ariane,
et il se retrouve prisonnier des multiples boucles. Dans
la touille la plus totale, il arrive à s'extraire tout en étant
convaincu de ne plus avoir assez d'air pour sortir. Il se
consacre à sa survie et abandonne l'inutile. Il sortira
finalement sain et sauf, mais sans le bidon."




Après avoir exploré prêt de 2 kilomètres de galeries vierges post siphon et mis 6 heures pour arriver devant le septième siphon, les 3 amis s'accordent un peu de repos dans un confort très
relatif et dans le bruit des rapides tout proche, avant de s'engager dans ce dernier siphon. Il est 1h30; Thomas s'immerge dans l'opacité de l'eau et durant 30 minutes, il cherche une suite qu'il
ne trouvera pas. ça queute dans tous les azimuts et à - 8 mètres de profondeur.
Il ressort dans les vapeurs d'acétylène auxquels il attribut les divers troubles qui vont se manifester durant tout le retour.
En fait il est en état d'hypothermie, dont il a tous les symptômes.
Le mardi 12 juillet, nous revenons chercher les 3 spéléos et leur matériels. à 12h00 quand nous arrivons devant le siphon, il sont déja là depuis 30 minutes. Ils ont passé plus de 20 heures en
post siphon......Pas mal pour des branleurs !!
Le retour ce fait dans la joie de la réussite.
Les porteurs du retour :
D Chevrier, Jl couderc, E Cabrit, Babou Dufayet, P Ferchaud, A Guyo, S Jay, V Mathieu, P Térondel,T Sirieys, M Verlhac.
Christian Kupiec qui sort d'une ultime opération du genou, n'a pu aller sous terre avec nous, mais il à été d'une aide précieuse, au niveau du gonflage des bouteilles, de la gastronomie, de
la vidéo, de la photo et du petit réconfort qui va bien quand on sort de sous terre.
Tous les gens (spéléo ou non) qui sont passé au camp, ont amenés avec eux leur bonne humeur qui à véritablement participé à sa réussite totale.
Sur le plan de l'exploration, les 3 compères ont "inventés" plus de 2 kilomètres de galerie, noyés, exondés ou fossiles.
La topographie est en cour.
Cette publication est la première du Groupe Spéléologues Immature basé à Trassac et qui va bientôt enrichir la vie associative de la
spéléologie Lotoise.
Eric pour le GSI.
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