Lundi 8 aout
Départ de l’Aveyron, de Fabien, Philippe, Nico, Eric, vers 15Heures.
Nous arrivons à Plan en fin d’après-midi, et essayons de joindre Alberto par téléphone, pour récupérer la fluorescéine, mais impossible de le joindre. Par bonheur nous le trouvons au bar. La fluo en poche nous partons directement au refuge de Santa Isabel par la piste fraichement refaite et nous mettons à peine 20 minutes pour y arriver.
Mardi 9 aout
Vers 8h30 Nous prenons la direction du Cotiellla par le Col de Gradiello ou nous rencontrons de sympathiques Français et faisons le chemin ensemble jusqu’au campement. Par chance, à notre arrivée, un des frigos est plein de bières oubliées de l’année passée. Nous préparons le campement en compagnie de nos compagnons de randonnée et tandis que eux rentrent à Santa Isabel, nous partons faire un tour dans le B13 pour éventuellement désobstruer le bouchon de glace à moins quarante. Il n’y a pas glace et le névé d’entrée est bien en dessous de son niveau habituel à cette époque. Nous rentrons au camp à la tombée de la nuit ou Jean nous a rejoints entre temps.
Mercredi 10 aout
Nous partons pour une ballade dans la Sima del Sabbat jusqu’au puits de l’oppo à moins 240, pour faire prendre connaissance avec les gouffres du massif aux deux nouveaux que sont Philippe et Fabien. Nous en profitons pour descendre un perfo et prendre quelques photos. Le soir nous discutons de la stratégie à adopter et commençons à envisager de se consacrer à l’exploration d’un seul gouffre, compte tenu des effectifs.
Jeudi 11 aout
Nico et Jean partent pour injecter le colorant au fond de la sima des Apostats, tandis que Fabien et Philippe partent en randonnée. J’en profite pour faire un tour de prospection aux confins de la zone B , entre Cotiella et Espouy . Les niveaux d’enneigement, exceptionnellement bas, mettent à jour de nouveaux gouffres. Je repère également une graliéra, sous les flancs de l’espouy. La glacière Martel est vide de glace, seul subsiste un petit névé. A 20H45, Nico et Jean rentrent d’une dure journée, dans le B13 ou ils pensent avoir atteint la côte -550 dans des méandres actifs de plus en plus étroits. Le courant d’air est toujours là, mais il ne semble pas que ce soit la voie royale pour atteindre le collecteur. Au retour ils déversent le colorant à 16H40 à la côte moins 400 dans un ruisselet au débit très faible. Est-ce la fin du B13 ?
vendredi 12 août
Nous partons pour le B74 , afin de vérifier le terminus du GSL . D’après leur dire, la désob est faite, il ne reste plus qu’à aller voir derrière. Nous arrivons donc au terminus, mais ça ne passe pas encore. Après plusieurs heures de désob, nous arrivons enfin à passer derrière le méandre étroit, pour aboutir dans un petit volume ou arrive un puits étroits et la suite est à nouveau un méandre de 1 mètre de haut pour 20cm de large qui absorbe tout le courant d’air. Nous abandonnons là l’exploration du B74 . A la tombée de la nuit, en rentrant au camp, la nouvelle tombe : message de Ramon : "coloration, positivo, fuentes, 02H30 ". Nous fêtons dignement cette très bonne nouvelle, qui va nous obliger à persévérer.
Le colorant à mis 10 heures, pour faire 5km et 1600m de dénivelé. C’est du rapide.
Samedi 13 aout
L’objectif de la journée est de descendre à – 200 dans le B13 pour vérifier d’éventuels départs à l’aide d’un phare, puis de descendre à -240 d’où par un puits non descendu. Fabien,Jean et Nico partent direct à – 200 tandis que Philippe et moi même suivent en prenant des photos. Les départs de -200 n’ayant rien donnés, je part avec Nico pour explorer la lucarne de – 240. Le premier puits fait environ 10 mètres suivi de 2 ressauts de 6m.Un méandre amont étroit non exploré et un méandre aval étroit d’une quinzaine de mètres font suite. Nous continuons donc en aval pour déboucher sur un très joli puits d’environ 26 mètres 50. De là, partent deux méandres aval dont un, très court, donnant sur une désescalade de 4 mètres et arret sur nouveau puits sec non descendu, d’au moins 2O mètres. De l’autre côté un méandre à chailles, actif et très étroit d’une vingtaine de mètres, débouche sur un puits non descendu, arrosé, semblant assez profond et en plusieurs paliers. Nous remontons sans déséquiper afin d’y revenir pour lever la topo. Cette succession de méandres étroits et actifs devient un sérieux handicap pour continuer les explos dans ce gouffre et nous envisageons de plus en plus de se consacrer qu’au B112 . à notre sortie du gouffre l’orage éclate au loin et nous n’en aurons que des résidus.
Dimanche 14 aout
Pour Fabien et philippe c’est la fin du camp. Pour finir en beauté, ils partent au sommet du Cotiella et rentrent à Santa Isabel. Nico , Jean et Eric partent pour une pointe au fond du B112 afin d’explorer le Puits terminal faisant suite au passage de la Corse. Un petit contre temps nous ralenti au niveau du puits de la peur car la corde y est gravement tonché . Nous décidons de la changer et Jean fait un aller-retour à la jonction afin de récupérer une corde. Arrivé en haut de la salle du radeau de la méduse Nico refait un équipement plus sécurit et nous continuons jusqu’au terminus. Jean commence à équiper ce superbe puits et nous nous apercevons qu’une écaille d’apparence instable se trouve pile sur notre passage. Jean, qui à touché le sol 80 mètres plus bas, doit remonter en déséquipant pour faire tomber cette épée de Damoclès. Une fois la purge finis, c’est Nico qui se charge de rééquiper la descente de façon à décaler chaque fractios des trajectoires précédentes. Le puits est énorme est le dernier fractionnement fait à peu près 50 mètres. Je descends le dernier, et arrivé au fractio final je perds malencontreusement ma poignée qui fait une chute de 50 mètres Dans le chaos qui forme le sol de cet énorme volume. Je la retrouve finalement intacte. Après une petite désob la suite est trouvée sur un bord par un passage étroit et vertical. Une corde y est poser et 4 mètres plus bas la suite n’est pas évidente mais le courant d’air est là et une courte désobstruction dans une trémie permet à Jean de découvrir la suite. C’est une conduite forcé fossile de 2m X 2m qu’il faut finalement équiper au bout d’une cinquantaine de mètres. Nous décidons d’en rester là pour aujourd’hui et nous remontons à la surface après avoir passé plus de 12 heures sous terre. Nous pensons avoir atteint – 450 m.
Lundi 15 aout
Nous nous accordons une petite journée de repos agrémentée d’une désob en surface dans un trous souffleur déjà repéré l’année passé. La motivation de cette désob est de pouvoir accéder dans le Sabbat sans passer par les différents méandres étroits et surtout le méandre Cater et Pilar, qui est vraiment rébarbatif à franchir après 10 heures d’explos.
Mardi 16 aout
Vers 11 heures du matin, arrivent comme prévu, Clémence, Cantalou et Paul au campement ou nous les accueillons comme il se doit. Le déballage des sacs de victuaille de Cantalou est vraiment impressionnant…. La peur de manquer. Il n’aura de cesse d’essayer de nous refourguer son Korned Beef et autre fromages imputrescibles…. Surtout ne rien gâcher. L’après midi est consacrée à la désob du trou souffleur.
Mercredi 17 aout
En début de mâtiné C’est au tour de Philippe, accompagné du jeune César, âgé seulement de 15 ans d’arriver. Clémence qui n’est cette année que de passage, repart après nous avoir accompagnés jusque dans l’entrée de la Sima del Sabbat. Nous partons à 7 vers le fond du gouffre. César, Jean et Philippe partent en pointe afin de sécuriser le passage de la trémie vers – 450, suivis de Nico et Paul qui modifient l’équipement de certains passages houleux . Avec Cantalou nous partons peu après afin de réaliser la topo du nouveau prolongement. Nous rejoignons Nico et Paul et partons ensemble vers le fond pour rejoindre l’équipe de pointe. A la côte – 360, peu avant le passage de la Corse nous trouvons César assoupi, qui c’est mis en position tortue afin d’attendre dans un relatif confort le retour de l’équipe de pointe. Il à bien géré l’attente durant plus de 3 heures à 2 degrés. Un grand bravo à César qui du haut de ces 15 ans est un authentique spéléologue des plus prometteur, accumulant toutes les qualités requise. Nous rejoignons donc Jean et Philippe qui nous attendent en bas du P60 fraichement nommé Puits « j’préfère la spéléo dans le lot ». à leur sourire nous devinons que les nouvelles sont bonnes. Après avoir désober de façon impressionnante durant 2 heures le passage de la trémie faisant suite au petit puits dit du « CBN » Ils ont franchi le pan incliné aperçu la dernière fois par Jean et exploré prés de 200 mètres de galeries fossiles et parfois assez concrétionnées, jusqu'à un puits très volumineux estimé à 80 mètres de profondeur après avoir chronométré la chute de pavasses mettant 4 secondes pour toucher le sol. Nous allons directement au terminus pour topographier au retour, pendant que Jean et Philippe, remontent pour rejoindre César et sortir avec lui. Nous sortons du gouffre à 2h30 du matin après avoir passer 15 heures sous terre et atteind la côte -481M.
Jeudi 18 aout
Glandouille à Las Brujas et vérification du niveau de neige dans le B205 que nous avions bouché l’année passé afin d’essayer de supprimer le bouchons ou du moins le réduire. La neige est à -17 mètre et aucun départ n’a pu être observé par César. Peu après Midi Jean regagne la vallée lourdement chargé, après avoir mangé avec nous. César et Philippe partent à leur tour à 17h30 tandis que Babou et Olivier nous rejoignent dans la soirée. Avec Nico nous somme là depuis le début et avons vraiment l’impression d’être chez nous et de voir aller et venir les copains dans notre gite de fortune.
Vendredi 19 aout
C’est l’ultime pointe du camp 2011. L’heure est grave et l’opération «Mimolette » débute à 9h30 précisément. Olivier et Babou ont pour mission de continuer l’explo du méandre Tocard et Bitos vers -180 , Nico et Paul partent en tête afin d’équiper le puits terminal dit « du chapeau de paille » et nous suivons avec Cantalou armés du matos topo. A notre arrivée, le puits est équipé, il est très impressionnant avec ces 60 mètres plein pot à partir du 2eme fractionnement. En bas de celui-ci, un ressaut de 20 mètres fait suite dans des volumes gigantesques, et nous les rejoignons en haut d’un balcon de gros blocs dominant un nouvel a pic d’a peu près 40 mètres. L’exploration s’arrète là pour le moment, nous avons atteint la côte – 562 mètres avec arrêt sur rien et la promesse de revenir explorer cette fantastique Sima Del Sabbat au déla de -600. Avec Cantalou nous sortons les derniers à 23h30 après 14h d’explo. Le méandre Tocard et Bitos n’à rien donné mais il faudra y revenir pour topographier et vérifier un départ difficilement accessible. L’opération Mimolette est réussie et rondement menée.
Samedi 20 aout
Le camp se termine et nous rejoignons Saravillo sous un soleil de plomb et chargé comme des mules, mais nous savons qu’une fête de village comme seuls les espagnols savent les faires, nous attend.
La sima des apostats descend maintenant à -550, avec arrêt sur méandre étroit et actif mais non infranchissable, d’autre départ restent inexplorés vers -350.
La Sima del Sabbat descend à -562 avec arrêt sur P40 Dans une grandes galerie fossile.
L’exploration continue, et décidément nous n’irons pas à -1000 sans rigoler !!!!
"la topo arrive"....
Ec.
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