Vendredi 7 aout.
Nous voilà reparti en direction de l’Espagne. Le tunnel de Bielsa franchis, un orage s’abat sur l’Aragon. C’est dantesque. Nous rejoignons jean qui est déjà dans sa tente ; nous, nous dormirons dans le refuge de Santa Isabel.
Le samedi matin, nous montons sur la ereta de la brujas, nous y installons le camps, et profitons du temps qui nous reste pour désobstruer des tas de pierrailles bien positionner, par rapport à la « Sima Del Sabbat ». L’héliportage du mois de juillet allège considérablement nos sacs ; et nous remercions au passage nos amis Catalans de l’ACEC qui nous facilitent grandement les choses.
Dés le premier soir nous essuyons un orage. Grêle et pluie durant 6 heures.
Le dimanche, avec Clémence,Jean et Nico, nous partons faire une séance épique de désobstruction, en vue d’élargir la tête de puits de 70 mètres à la côte -180. Un petit problème technique nous
contraint à saner durant 3 heures. L’organisation n’est pas notre point fort, peu importe, l’objectif est atteint.
Au retour, nous explorons une continuation du méandre Tocard et Bitos. L’extrême amont semble atteins, et nous trouvons une seconde branche aval, relativement étroite, avec courant d’air
aspirant, et arrêt sur rien. Clémence ayant parcourue à cet endroit un centaine de mètre.
Le lundi ; nous attendons l’arrivé de Chris, Cantalou, Pascal et Paul, qui nous rejoignent, alors que nous désobions un trou situé au dessus du fond atteins en
2008.
Une petite pause casse croute ou nous apprécions le pinard de cantalou…. Et les manchons de
canard.
Nous profitons du temps qui nous reste, pour partir en direction du
B13.
Ce trou exploré par une équipe espagnole, est parcouru par un violent courant d’air aspirant.
Nous décidons d’aller y jeter un coup d’œil pour voir leur
terminus.
A la côte -40 nous nous arrêtons sur une étroiture qui les a surement
arrêter.
Après avoir cassé quelques chailles et désober un petit éboulis, Nico réussit à franchir l’obstacle, et nous voilà en première….. Une première très prometteuse. Un petit puits
arrête Nico.
Le mardi, cantalou et jean partent pour la sima del sabbat, en vue de continuer l’exploration au terminus -365 de l’année
dernière.
Une autre équipe par pour le B13, afin de continuer l’explo et faire la topographie en suivant.
Le soir l’équipe du B13 sort avec le sourire, l’exploration continue, les étroitures du départ semblent finis, arrêt sur un nouveau puits après avoir planter une quinzaine de
goujons.
Le gouffre sera rebaptiser « SIMA DES
APPOSTATS ».
Nous attendons au camp avec impatiente la sortie de l’équipe du
B112.
Certes il n’est pas très prudent de ne partir seulement qu’à 2 dans ce gouffre, mais leur retard semble être de bonne
augure.
Ils sortent enfin, après 12heures d’explos. La côte -400 semble avoir été atteinte, la suite est de plus en plus étroite et humide, ça continue, mais ni l’un ni l’autre ne veulent retourner à cet endroit ; ils déséquipent donc cette branche jusqu’ a la vire du « Nîmois ».
Le soir, il y a de l’ambiance au camp, et le sot de prune descend à vue d’œil.
Le mercredi, 2 équipes partent pour le « Sabbat », avec pour objectifs, de déséquiper de la côte -340 à la côte -240, de vérifier les départs possibles dans le ko du
puits de l’oppo, et d’équiper une vire dans le puits de l’oppo, afin d’atteindre une galerie fossile partant vers
l’aval.
Avec Clémence nous remontons les cordes jusqu'à la côte -180, tandis que Nico et Paul partent pour équiper une
vire.
C’est Paul qui s’y colle, la vire est vertigineuse, elle fait 25 mètres. C’est à bout de force que Paul fini l’équipement après avoir planter une trentaine de goujons avec le perfo à Bou de
bras.
C’est du grand
art.
la galerie atteinte est grande, le courant d’air est sensible malgré les volumes, mais il faudra équiper une autre vire, pour continuer
l’explo.
Nous nous rejoignons à la jonction de -180, faisons le compte du matos présent, et remontons à la surface après 10 heures passer sous terre à -2°.
Le soir l'ambiance est de plus en plus chaudes, on risque de manquer de prunes.
Le jeudi, le « Sabbat » et « Les apostats » vont être l’objet d’attaques en
règles.
Clémence et jean
partent dans le B112 pour continuer la galerie fossile entrevue par Paul et Nico, tandis que Cantalou, Nico et Eric partent dans les puits du
B13.
L’équipe du B112 explore sur une centaine de mètre en équipant 2 vires, et s’arrête sur une
3ème. L’équipe du B13 atteint la côte – 165,
et s’arrête faute d’accus.
Les 2 derniers puits sont descendu avec un minimum d’amarrages, et la descente doit y être très fluide, se sera « le
puits des fluides ».
Le vendredi, sonne l’heure de la dernière descente. Une fois de plus les 2 gouffres seront attaqués simultanément. Après avoir équipé la 3ème vire, nous cheminons dans une vaste galerie fossile, au bout de laquelle une escalade livre l’accès au plafond d’une vaste salle de 35 mètres de hauteur. La suite se situ au fons de cette salle, une lucarne donne sur une autre grande salle ou il faudra revenir plus tard avec plus de cordes et de goujons. Nous sommes dans du grand fossile, a -300 mètres de profondeurs, le courant d’air est toujours là ; l’aventure continue.
L’équipe du B13, équipe et topographie jusqu'à -185, et s’arrête en haut d’un ressaut de 6 mètres donnant sur une grande salle. Le courant d’air est fort, et la température est de 2.1°.
Inutile de préciser l’ambiance qui règne le soir sous la tente commune.
Le samedi nous démontons le camp, et redescendons dans la vallée pour un bain bien mérité dans le Cinca ; le soir c’est la fête à Saravillo.
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