Samedi 25 septembre 2010
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Comme chaque année depuis maintenant 4 ans, nous montons sur l’Ereta de las Brujas, pour notre camp
d’été.
Nous arrivons à 2, le vendredi 6 aout, après une monté tranquille sous un soleil de plomb. Avant que le soleil se couche, nous installons la tente commune et profitons des derniers rayons de
soleil. C’est un grand
moment.
Le reste de l’équipe nous rejoint le samedi, et petit à petit le camp s’installe. Il faut aller chercher les packs de flotte, et tout le matériel monté grâce à l’héliportage de juillet. Nous profitons du temps qu'il nous reste pour alller
agrandir un dépard de puits, peu avant l'ancien terminus des équipes espagnoles. Nous décendons un peu plus bas mais la glace nous empeche de passer et nous oblige à une petite séance de
désobstruction dans des positions inconfortables.
Le dimanche, c’est le début des hostilités dans la sima des Apostas. La première est au rendez
vous et dés le premier jour c’est 100 mètres de puits de dimensions confortable qui sont exploré jusqu’à épuisement du matériel, la suite se présente sous forme d’un P38 qu’il faudra descendre
plus tard.
L’équipage Patrick blerault et Patrick déglinguer, par en prospection et commence la désobstruction d’un puits à neige ou ils installent un « couvercle » de déneigement. Tandis qu’un
autre équipage part pour le grand exorcisme, du sommet du Cotiella aux confins de Las Brujas.
Le lundi une équipe surentrainé, part à la conquête des mystères de la Sima del Sabbat.
Nous rentrons sous terre vers 11h le matin et ressortirons tard après avoir
passé 14 heures sous terre, non sans avoir équipé en première 2 puits d’une trentaine de mètres et un ressaut de 15 mètres. La mauvaise qualité de la roche rend l’équipement
laborieux, mais le tandem Blérault / Déglinguer est très efficace et c’est au final une belle première dans des volumes fossiles énormes, partagé dans la joie et la bonne humeur par un équipage
hétéroclite. Nous atteignons - 370 Mètres au lieu dit " Souvenir pour ne pas revenir".
Une autre équipe est partie dans le B13 ou l’exploration continue de plus belle. Après avoir équipé 60 mètres de puits magnifiques, ils prennent
pied dans le méandre de la fistuleuse au bout du quel un puits de 40 mètre est descendu. La suite est à nouveau un méandre étroit sur 50 mètres et l’exploration ce jour là s’arrête ici, en haut
d’un puits d’un puits arrosé.
Le mardi, Philippe et Paul nous rejoignent au camp et ce renfort est le bienvenue. Les mordus du B13
continuent l’exploration et butent sur un méandre étroit très ventilé à - 400. Un réalésage à la massette s’impose. Une deuxième équipe s’occupe du réalésage tout en rééquipant certain
passages.
Le mercredi, L’équipe des apostas renforcé de Patrick déglingué « spécialiste en méandre
étroit et voute mouillante » continue l’élargissement du méandre sur environ 15 mètres puis descendent un ressaut de 10 mètres, pour s’arrêter en haut du puits suivant sans pouvoir
l’équiper…. La mèche de 8 à rendu l’âme.
L’équipe du sabbat s’arrête momentanément devant une galerie obstruée d’où filtre un net
courant d’air aspirant. La désobstruction manuelle dure une bonne heure, pour enfin venir à bout de ce petit tronçon de galerie appelé « La Corse ». La suite est un méandre de 1 mètre
de large pour une quinzaine de long………au bout ; un P100 qui ne sera pas descendu pour cause de matériel défectueux.
Le jeudi c’est 2 équipes qui partent pour le B13. Une qui continue l’explo vers le font et s’arrête en haut
d’un P15 à -488 Mètres, ce qui constitue à ce jour le point le plus bas de toute la zone Brujas. L’autre équipe prospecte dans le grand puits, ou un puits parallèle est identifié à la base de la
dernière longueur arrosée. Les 2 équipent prennent la crue, suite à un orage d’une heure….Grêle et pluie.
Une équipe resté en surface tente sans succès de déneiger le puits repéré en début de camp, puis se réfugie
sous la tente collective durant l’orage, pour repartir en prospection vers le fond de l’Ereta de La Brujas.
Les amis randonneurs qui nous avaient rejoint la veille, sont surpris par la grêle et la pluie.
Le soir c'est la fiesta sur le campement, Les sorcières sont avec nous...
Le vendredi sonne l’heure des premiers départs, et une équipe fait un aller retour aux voitures pour
commencer à descendre du matériel, tandis qu’une autre équipe part pour rééquiper certain passages Difficile du B112, le choix de l’équipement est difficile et les changements n’ont guère
améliorer la progression….. Difficile de passer derrière Blérault et Déglinguer. Une vire, ainsi que les premiers mètres du puits terminal, est équipé. C’est du grand….. Du très
grand.
Les 4 marcheurs, font le tour de l’Ereta et évitent la pluie de justesse. 2 autres visiteurs nous ont
rejoins…….sous les sarcasmes. Leur bulletin météo de la veille était formel ; il ne pleuvra pas sur le camp….. juste un petit orage de grêle.
Le samedi, c’est l’heure du départ, lourdement charger. Nous rangeons le matos, faisons l’inventaire et
disséminons ce qui reste de nourriture périssable sur l’Ereta De Las Brujas. Un petit passage dans l’eau fraîche du rio Cinca, pour enfin se laver. Le soir c’est la fête à Saravillo ; un bon
point final pour ce camp magnifique.
En bref, le B112 atteins un développement de 2000m topographié, pour un
dénivelé de - 400m dans la branche des avachis et -359 en haut d'un puits non descendu estimer à 100m de profondeur, dans la branche qui fait suite au
radeau de la méduse.Le B13 développe 800 mètres, pour une profondeur de -488m. Le terminus se situe en haut d'un puits de 15 mètres.
Nous avons donc réussi à mener conjointement l’exploration et la
topographie de 2 gouffres, à plus de 400 mètres de profondeur. C’est un succès total !!
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