Spelunca N°116 - décembre 2009, p52
http://ddata.over-blog.com/1/50/35/08/D-FFS/atome2.jpg
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En 2010, l’exploration souterraine ; cette activité marginale continue de passionner les derniers explorateurs de la terre. Eux aussi, de moins en moins nombreux, de plus en plus vieux. Les effectifs se renouvelants difficilement.
Pourtant il s’agit là surement, de la seule activité d’aventure permettant l’exploration, au sens strict du terme. Bien sur, la spéléo, ce n’est pas très fun, et personne n’est là pour admirer
bêtement les exploits de chacun.
Alors à qui s’adresse, la spéléologie ?
Aux autres. Et ils ne sont pas nombreux.
Il faut s’y faire, mais il ne faut surtout pas manquer, d’initier et de faire participer les jeunes débutants, comme étant nos égaux, nos amis.. Car c’est eux, qui mettrons les pieds là ou nous n’avons pas été capable d’aller, là aussi ou nous avons toujours
rêvé d’aller.
C’est
eux qui passeront à la suite de nos désobstructions avortés, dans le prolongement de nos efforts.
Offrons leur notre modeste expérience du sous sol, gratuitement, par simple plaisir de voir vivre l’activité, de voir le blanc de la cartographie du sous sol se remplir de traits et
symboles jubilatoires. J’ai eu la chance en cette fin d’année, de rencontrer un authentique spéléologue de 14 ans, et ça m’a fait
vraiment plaisir.
L’optimisme et donc de rigueur, et il nous appartient de transmettre la passion.
Bonnes explorations 2010.
Ce vendredi 25 décembre 2009, nous somme revenu à Floirac, pour tenter le franchissement du siphon.
Pour
arriver au siphon, il n’y a que 200m de galeries. Mais 200m de galeries pleines d’argile liquide, ou l’on s’enfonce jusqu’aux genoux, ou chaque pas est un effort.
Devant le siphon ce n’est guère mieux, et nadir doit s’allonger dans cette argile visqueuse, pour se mettre à l'eau.
10
mètres après son terminus, il croit avoir franchit l’obstacle mais sa joie est de courte durée, ce n’est qu’une cloche, le siphon continue, et au 40ème mètre, l’argile obstrue aux ¾ la
galerie noyée, la suite est un laminoir très boueux, il n’a plus d’amarrages et fait demi tour.
Le siphon n’est donc toujours pas vaincu, malgré l’opiniâtreté de Nadir.
http://ddata.over-blog.com/1/50/35/08/speleo-aveyron/croquis.pdf (croquis d'explo)
Peut être qu’un pompage permettrait de franchir l’obstacle.
Au moment ou nous publions cette vidéo, une équipe se trouve coincée sous le massif de la pierre saint martin,
Bon courage à eux, et aux sauveteurs.
Cela nous ramène à penser, à notre propre sécurité sur le massif du cotiella ou ailleurs.
La température de 2° qui règne dans les cavités du massif du cotiella, est un critère à prendre en compte pour l'organisation des explorations.
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